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Contrôler ses émotions sous la pression

Comme l’a si bien dit le très célèbre Chuck Norris : « Les hommes sont comme de l’acier. Quand ils perdent leur sang-froid, ils perdent leur valeur« .
Contrôler ses émotions est une tâche difficile. En effet, plusieurs situations au cours d’une journée peuvent nous faire perdre notre sang-froid : faire une erreur, entrer dans un débat, faire face à de mauvaises nouvelles ou à une échéance imminente…

Il est facile de briller lorsque tout va bien. Mais c’est la manière dont vous allez répondre à ces événements stressants qui vous distinguera des autres. Perdre votre sang-froid devant les clients, les employés ou d’autres, ne peut être qu’à votre désavantage.

Perdre son calme de temps en temps est pardonnable. Cela arrive à tout le monde. Mais, de façon répétée, c’est le signe que vous ne contrôlez pas vos émotions. Cela crée un doute, qui joue sur votre crédibilité.
Il est facile de donner quelques bons conseils afin de parvenir à garder son calme. Par exemple, ne pas prendre les choses personnellement ou rester positif.
Pour la plupart des gens, cependant, ils sont difficiles à mettre en pratique sur le moment.

Nous vous proposons une liste non-exhaustive de conseils réalistes et applicables à chaque situation, à condition d’en faire un mode de vie.

Trouvez un mode d’extériorisation de vos frustrations

On sait généralement qu’une bonne séance d’entraînement à la salle de sport permet de souffler. Des études montrent que l’exercice vous calme et dissipe le stress.

D’un point de vue biologique, un article du New York Times, intitulé « Comment l’exercice peut-il calmer l’anxiété », rapporte que des rats placés sur un tapis de course ont produit un grand nombre de nouveaux neurones spécialement conçus pour libérer le neurotransmetteur GABA. Celui-ci inhibe l’activité cérébrale, empêchant les autres neurones de « surcharger » facilement.
Ces nouveaux neurones, qui ont un effet apaisant, ont été baptisés « neurones nounou« , car ils sont conçus pour amortir et apaiser l’activité du cerveau.
Par extension, les chercheurs attestent qu’on observe le même phénomène chez l’homme durant un entraînement sportif.

Aussi, à vous de trouver un exercice qui fonctionne pour vous. Qu’il s’agisse de course, de marche, de randonnée, de cyclisme, de natation ou même de jardinage, apprenez à le faire sur le long terme.

Augmentez votre « conscience » émotionnelle

Certaines recherches impliquant plus d’un million de personnes, révèlent que 90% des meilleurs joueurs professionnels ont une forte capacité de gestion de leurs émotions lors d’une période de stress.

Comme le révèle Travis Bradberry, le président de TalentSmart, la capacité de contrôler ses émotions et de rester calme quelque soit la situation, a un lien direct avec la performance.

Pour pouvoir gérer vos émotions, vous devez connaître vos déclencheurs. C’est-à-dire les situations ou personnes qui risquent de vous faire perdre patience et calme. Ils sont un catalyseur qui jouent à augmenter votre adrénaline. Commencez donc par améliorer votre connaissance de vous-même dans ce domaine.

Avec l’entraînement, vous pourrez former votre cerveau à modérer votre réaction à ces événements.
Par exemple, dites-vous que lorsque vous rencontrez une personne ou un problème, vous traiterez ce qui se passe avec sérénité.
Pour ce faire, il existe un répertoire de comportements à appliquer. Notamment écouter, être patient, ne pas interrompre, respirer profondément, prendre des notes, ne pas prendre de décision sur le moment, et même changer de position. Si vous êtes debout, asseyez-vous. À l’inverse si vous êtes assis, relevez vous, bougez dans la pièce voire même prenez un verre d’eau. Faites quelque chose pour gagner du temps avant de répondre afin d’éviter les réactions excessives.
Ainsi, vous vous retrouverez plus souvent dans le rôle du « contrôleur de ses émotions » que du « contrôlé par elles ».

Comme le dit le psychiatre autrichien Viktor Frankl : « Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace, notre pouvoir est de choisir notre réponse ». Donnez-vous cet espace !

Surveillez votre langage corporel

Des études montrent que notre langage corporel ne reflète pas seulement nos émotions mais peut aussi les causer.
Par exemple, un article dans Scientific American, montre que les utilisateurs de Botox, dont la capacité à froncer les sourcils est compromise, sont plus heureux et moins anxieux en moyenne que les personnes qui le peuvent. L’affichage physique d’expressions d’émotions négatives, telles que l’anxiété ou la colère, agit comme une boucle de rétroaction qui, à son tour, augmente ces émotions.

Bien entendu, nous ne pouvons pas tous subir une opération de Botox, mais nous pouvons être conscients de nos expressions faciales lorsque nous nous trouvons dans des négociations animées ou des réunions importantes. Des situations où le maintien d’une attitude calme est crucial.

Informez-vous sur vos expressions faciales habituelles. Est-ce que vous froncez les sourcils ? Vos muscles du visage sont-ils tendus? Essayez maintenant et voyez ce qui se passe.

Diminuez la caféine

L’ingestion de plus de 500 mg de caféine par jour augmente l’anxiété. Elle est par excellence l’antonyme du calme. En moyenne, une tasse de café brassé contient 100 mg de caféine.
Donc, si votre routine quotidienne comprend la consommation de cinq tasses de café ou plus, vous risquez de vous faire du mal.

C’est un changement facile à mettre en place dans votre routine et qui vous mettra dans une disposition plus calme.

Prenez un stylo et du papier

Une étude américaine montre que l’écriture de nos pensées négatives ou de nos inquiétudes concernant un événement important à venir, a un effet apaisant et peut améliorer notre performance.

L’acte d’écrire nos pensées nous oblige à donner une cohérence aux pensées stressantes. Ce qui diminue non seulement l’intensité de celles-ci, mais peut même les annuler. L’étude a montré que les situations remplies de stress peuvent épuiser une partie de la mémoire de travail de notre cerveau. Nous rendant ainsi moins efficaces pour rester calme et réfléchir clairement.

Pour éviter les soucis, le stress et les angoisses, prenez l’habitude de noter vos pensées inquiétantes. Vous pouvez le faire n’importe quand pendant la journée, mais il est très important juste avant un événement à risque élevé.
Une bonne pratique est de vous dégager 20 minutes en début de soirée pour écrire tout ce qui vous inquiète.

Les experts du sommeil, Colleen E. Carney, de l’Université Ryerson à Toronto et Rachel Manber, de l’Université de Stanford, vous recommandent de prendre un morceau de papier et de le diviser en deux colonnes : une colonne pour vos « Préoccupations », et l’autre pour « Prochaines étapes » ou « Solutions ». Même si vous n’avez pas de solution, l’acte d’écrire vos inquiétudes rend moins probable qu’elles vous empêchent de dormir une fois couché.

Et vous qu’est-ce qui vous garde éveillé la nuit ?

Écoutez des musiques relaxantes

On peut citer l’exemple de « The Perfect Relaxing Song » créée par Lyz Cooper, fondateur de The British Academy of Sound Therapy.
Cooper déclare que cette chanson « contient un rythme de maintien qui commence à 60 battements par minute et ralentit progressivement à environ 50. En écoutant, votre fréquence cardiaque vient progressivement s’accorder avec ce battement ».

Une étude montre que l’écoute de ce genre chanson ralentit la fréquence cardiaque, réduit la tension artérielle et diminue l’hormone du stress, le cortisol.

 

Certaines personnes sont naturellement douées d’une personnalité calme, et cela leur donne un avantage concurrentiel. Mais ce n’est pas le cas de la grande majorité, d’où la nécessité de mettre en oeuvre différents moyens de se contrôler et de gérer ses émotions.

« Plus l’homme est tranquille, plus son succès, son influence, son pouvoir pour le bien sont grands. La tranquillité de l’esprit est l’un des beaux bijoux de la sagesse ».
James Allen

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